De la marée rose à la tempête : l’esprit Lazare reste debout
Samedi soir, le trimaran Lazare a chaviré au large du Cotentin, six heures seulement après le départ de la Transat Café L’Or – Le Havre Normandie.
Quelques heures plus tôt, les pontons vibraient encore sous la marée rose Lazare, entre chants, fumigènes et émotion pour saluer le départ de Tanguy Le Turquais et Erwan Le Draoulec.
Un départ prudent, un choc imprévisible
À 16h30, les deux skippers prenaient le départ, prudemment sous-toilés pour préserver le bateau face au coup de vent annoncé.
Mais vers 22h, alors qu’ils traversaient le Raz Blanchard, un choc violent est ressenti.
Après une inspection rapide, rien d’alarmant… jusqu’à ce que, vingt minutes plus tard, le flotteur sous le vent cède, provoquant le chavirage du trimaran.


Sang-froid et solidarité en mer
Grâce à leur sang-froid et à l’intervention exemplaire des équipes de secours — Les Sauveteurs en Mer (SNSM), CROSS Jobourg et Marine Nationale —, Tanguy et Erwan ont été hélitreuillés sains et saufs en moins d’une demi-heure.
Un immense merci à tous pour leur courage et leur efficacité.
Le bateau, endommagé mais en sécurité, a été remorqué jusqu’à Cherbourg dans la nuit.
Depuis dimanche, l’équipe technique travaille sans relâche pour évaluer les dégâts et préparer la suite.
Lundi, plus de 24 heures après le chavirage, le trimaran a été retourné à l’aide d’une grue – un véritable défi logistique.
Un gréement de fortune a ensuite été installé pour permettre un retour vers Lorient dès qu’une fenêtre météo favorable le permettra.
Une histoire de liens
Comme souvent dans les aventures Lazare, la vie a voulu ajouter une touche de magie.
L’officier de garde ayant coordonné le sauvetage cette nuit-là n’était autre qu’Alban de Lapresle, le grand frère d’une coloc Lazare de Nantes.
« Quand j’ai vu que c’était le bateau Lazare, j’ai tout de suite pensé à ma sœur Marie. On est super heureux d’avoir réussi à ramener Tanguy et Erwan au sec, car je sais combien ils font de bien à cette association. »
Un clin d’œil du destin, qui illustre parfaitement l’esprit du projet : le lien, la solidarité, la vie qui relie les destins.


Résilience en mer, solidarité à terre
Comme le dit Tanguy :
« C’est dur, mais ce sont des problèmes de vivants. On se mobilise désormais pour sauver le bateau. »
Chez L2A Agencement, nous partageons évidemment la déception, mais surtout l’admiration et la fierté d’accompagner cette aventure humaine.
La galère, les colocs Lazare la connaissent. La résilience aussi.
Tanguy et Erwan en sont aujourd’hui l’image parfaite.
Les partenaires sont là — pour les belles victoires comme dans les tempêtes. Et cette histoire, malgré l’épreuve, en dit long sur l’énergie collective qui anime le projet Lazare.
Toute la team L2A est derrière vous.



Photos © Christophe Huchet